Projet Interreg EBIPREP

Un projet transfrontalier de valorisation énergétique des copeaux et du jus de bois

Projet Interreg EBIPREPL’année 2020 va voir le projet Interreg EBIPREP aboutir dans lequel le laboratoire Gestion des Risques et Environnement (GRE) était partenaire. Ce projet EBIPREP s’intitule “Utilisation efficiente de le Biomasse pour une production durable d’énergie et de matériaux biotechnologiques“.

Lauréat de l’appel à projet Offensive Sciences en 2017, il est né du développement d’un procédé de séchage mécanique des copeaux de bois, par la société Sägewerk Bohnert, partenaire du projet. Comparativement au séchage thermique traditionnel, ce procédé de pressage mécanique limite la consommation d’énergie. Il libère également un liquide, appelé « jus de bois », considéré jusqu’à présent comme un déchet.

Afin de réduire encore un peu plus l’empreinte environnementale des procédés utilisant la biomasse pour produire de l’énergie, des chercheurs de la Hochschule d’Offenbourg (porteur du projet), du laboratoire Gestion des Risques et Environnement (LGRE) de l’Université de Haute-Alsace, de l’Institut de Chimie et Procédés pour l’Énergie, l’Environnement et la Santé (ICPEES) de l’Université de Strasbourg et de la Hochschule für Technik und Wirtschaft de Karlsruhe associent leurs compétences en chimie, génie des procédés et bioprocédés.

Les objectifs du projet sont d’une part de valoriser le jus de bois, en l’introduisant en tant que co-substrat ou nutriment, respectivement, dans une unité de biogaz ou de fermentation, et d’autre part de coupler ces procédés à celui de la gazéification des copeaux de bois pressés mécaniquement via l’injection, dans un gazéifieur, des résidus de la production de biogaz et de bioproduits, tout en garantissant la qualité du gaz de synthèse produit.

Dans ce projet, le LGRE étudie l’impact environnemental du procédé de gazéification par l’analyse des polluants gazeux et particulaires. Les procédés de gazéification, fermentation et biogaz sont étudiés à l’échelle pilote à la Hochschule d’Offenbourg. La Hochschule de Karlsruhe a développé des capteurs pour suivre la production des goudrons présents dans le gaz de synthèse et piloter le procédé en temps réel. L’ICPEES a, quant à lui, synthétisé des catalyseurs pour la purification du gaz de synthèse. Les résultats montrent que l’utilisation des résidus de fermentation en mélange avec des copeaux de bois est envisageable sans dégradation significative de l’efficacité du procédé de gazéification ni de la qualité du gaz de synthèse produit.

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