Historique

Née des besoins industriels et scientifiques, l’Université de Haute Alsace est une université fortement professionalisante qui a fait de son environnement transfrontalier (Suisse et Allemagne) un atout majeur. Elle place l’innovation au coeur de ses priorités répondant ainsi aux exigences du monde professionnel et institutionnel. L’histoire de l’UHA est plus ancienne puisque si elle est devenue de plein exercice en 1975, elle s’est constituée au fur et à mesure à partir de ses composantes qui ont été réunies pour constituer notre établissement. Sous la bannière « réussir ensemble », l’Université s’est petit-à-petit construit une politique d’établissement basée sur un modèle fédéral.

C’est bien le sens de la stratégie de l’UHA qui est construite sur ses atouts :

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Création de l'Université de Haute-Alsace

professionnalisante

par son histoire

transfrontalière

par son implantation

innovante et réactive

par sa taille

Université pluridisciplinaire innovante, elle propose près de 170 formations, au sein de 4 facultés, 2 IUT et 2 écoles d’ingénieurs dans des domaines aussi divers que, par exemple, la chimie, la gestion, l’électronique, l’informatique, le management, le droit, les lettres, le commerce, la biologie, la mécanique, ….

L’Université de Haute-Alsace est reconnue en matière de formation pour la qualité de ses filières professionnalisantes (dont plus de 35 formations en apprentissage et un service de formation continue performant) et transfrontalières (avec plus de 10 filières bi ou trinationales) et pour les bons résultats en matière de réussite de ses étudiants et d’insertion professionnelle. Elle est connue également pour la force de sa recherche partenariale menée en lien direct avec les entreprises. Elle s’est inscrite de manière très volontariste dans une démarche d’éco-campus et est la première université en France certifiée ISO 50 001 (management des systèmes d’énergie).

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facultés
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IUT
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écoles d'ingénieurs

Que s'est-il passé le 8 octobre 1975 ?

Jacques Chirac, Premier ministre, signe le décret « portant création de l’université du Haut-Rhin ». On se doute que ce décret n’était pas un coup de baguette magique et qu’une université ne se crée pas en un jour par décret : il y a eu un avant et un après.

Avant

C’est d’abord quatre mois plus tôt, le 12 juin lorsque Jean-Pierre Soisson, secrétaire d’État aux universités, annonce devant le Conseil d’Administration du CUHR à l’IUT d’abord, puis à l’amphithéâtre Weiss devant enseignants et étudiants réunis, « l’érection » du Centre universitaire du Haut-Rhin (CUHR) en université de plein exercice. Stupeur de l’assistance, non pas à cause de « l’érection » en soi, mais de la méthode : les
syndicats sont pris de court et pensent (à juste titre) que la décision a été prise dans leur dos ; ils dénoncent le « coup de Mulhouse » et vont même jusqu’à publier une feuille éphémère intitulée Le calendrier de la magouille ! C’est dire l’ambiance houleuse de notre naissance officielle !

Évidemment, cette déclaration du 12 juin n’est pas non plus tombée toute seule du ciel gouvernemental. Le ralliement d’Émile Muller, maire de Mulhouse, à la majorité présidentielle à la suite de l’élection de Giscard en 1974 lui ouvre la voie et elle est préparée par des réunions au ministère auxquelles participent, Émile Muller, l’industriel Bernard Thierry-Mieg et l’universitaire Jean-Baptiste Donnet, les trois principaux porteurs du projet mulhousien, les trois principaux responsables du « coup de Mulhouse », dont la réussite repose précisément sur cette alliance très mulhousienne entre le politique, l’économique et l’universitaire.

Après

Après, s’ouvre une période de régime provisoire où l’université est administrée par le recteur (François Guyard, puis Jacques Béguin). D’une part, les tensions de la naissance s’apaisent et les universitaires reprennent la main : lorsque se réunit le 18 novembre l’assemblée constitutive provisoire chargé de rédiger les statuts, elle élit comme président le représentant de l’intersyndicale, Roland Beyer, mais aussi comme vice-président Jean-Baptiste Donnet ; d’autre part, l’articulation des écoles d’ingénieurs avec la nouvelle université pose de gros problèmes juridiques qui prolongent le régime provisoire. Il faut attendre le 5 avril 1977 pour voir Raymond Barre ratifier les statuts de l’université, le 20 juin 1977 pour élire le premier président, Jean-Baptiste Donnet, et le 17 octobre pour changer de nom et adopter celui d’Université de Haute-Alsace.

Avant, il y a un long processus avec quelques moments-clés que l’on rappellera en remontant le temps :

  • D’abord, c’est dans la foulée des événements de mai 68, l’élaboration de projets « d’université polytechnique » portés aussi bien par l’universitaire Pierre Taglang que par l’industriel Jacques-Henry Gros, puis la mise en œuvre de la loi d’orientation de novembre 1968 par la création de 3 UER (lettres, sciences et IUT) regroupées dans le CUHR par décret du 6 octobre 1970, il y a donc 45 ans. À noter que la naissance du CUHR était contemporaine de celle de centres analogues à Angers, au Mans, à Perpignan, Chambéry et Valenciennes, préfiguration d’autant d’universités de villes moyennes.
  • Avant encore, dans le courant des années 1960, c’est déjà l’implantation de ce qui n’était encore qu’un collège universitaire et des écoles d’ingénieurs sur le campus de l’Illberg qui a donc maintenant plus de 50 ans : le terrain a été acheté en juillet 1957 par la Ville sous l’impulsion d’Alfred Muller qui avait déjà comme projet d’y installer le « groupe universitaire de l’Illberg » : la première implantation dans les anciens bâtiments de la FST (aujourd’hui détruit pour y accueillir le Learning Center de l’UHA) remonte à 1962, les amphis à 1964 et l’école de chimie… au 11 octobre 1965, il y a donc (presque) 50 ans.
  • Avant encore, le moment vraiment décisif de démarrage du processus, c’est la déclaration d’octobre 1957 de Gaston Berger, directeur de l’enseignement supérieur, annonçant la création en France d’une demi-douzaine de collèges scientifiques universitaires et la capacité des Mulhousiens, menés par le trio déjà mentionné, Muller-Thierry-Mieg-Donnet, à saisir leur chance. Quelques mois plus tard, la SIM organise en mai 1958, en pleine crise politique de la IVe République, les Journées scientifiques de Mulhouse au cours desquelles Gaston Berger annonce la création du collège universitaire (qui ouvre ses portes dès novembre) et où est présentée la maquette du campus.
  • Et puis avant encore, très longtemps avant, c’est la création sous l’impulsion de la
    SIM d’une école de chimie en 1822 et d’une école textile en 1861.

Le 8 octobre 1975 est donc l’héritier de cette histoire marquée par une triple volonté politique, économique et scientifique qui se conjugue à des degrés divers et avec une efficacité variable selon les moments, mais qui a toujours été la combinaison gagnante pour la réussite du projet universitaire mulhousien.

Et les 40 ans qui ont suivi, après jusqu’à nos jours restent marquées par ce triple sceau fondateur : être en phase avec la demande d’un territoire, s’inscrire dans un environnement économique et social en perpétuel changement, tout en maintenant un haut niveau d’exigence scientifique au sens large du terme bien sûr, c’est-à-dire dans les domaines des sciences exactes, appliquées et… complexes !